Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /Mars /2007 20:00
- Par Fhd

Juillet 1967. Première et brève prestation à la fête du Faubourg Gohier,

puis plusieurs matinées à "la Femme sans Tête" et au café de Villevenard. 

Ah ! Villevenard !  Nous qui venions souvent voir l'orchestre de

Bernard Volanthen ou celui des frères Toniolo, connaissions enfin le plaisir

et la fierté de jouer dans cette salle si fréquentée à l'époque et qui

en définitive nous a servi de tremplin. 

 

Coté matos, un ampli pour trois emprunté à B.Laurent et des guitares 

bas de gamme, mais la foi, la passion...   Il a bien fallu investir.

Direction Troyes, pour 3 guitares et 3 amplis (Fender rien que cela,

les connaisseurs comprendront). Une vraie sono s'imposait également. 

Le groupe prit d'un seul coup une autre allure.

 

Chaque samedi du mois d'Août 67, avec le concours de "l'Union des

 jeunes Sézannais"  et l'aide de Jean-Pierre Gobillard (merci JP), 

des soirées dansantes furent organisées au Prétoire. Faux plafond,

scène basse calée dans un coin de la salle, lumière tamisée, un décor

 inhabituel un peu  "boîte".  

 

Notre champ d'action s'étendait, de Saint-Dizier à la région de Provins

et de Montmirail à Romilly s/seine en passant par le café de l'Union

 à Esternay le dimanche après-midi. En Août 1968,  re-Prétoire.

Même déco, même disposition : chaude ambiance à l'intérieur

mais aussi à l'extérieur...Des accrochages entre quelques énergumènes

 émêchés et la gendarmerie, une estafette renversée, des bacs à fleurs

saccagés, eurent pour conséquence, sur ordre de la mairie,  l'arrêt de

nos petites soirées. (bof)

 

La vie d'un orchestre s'étoffe forcément d'anecdotes voire d'incidents.

 En cas de bagarre dans la salle, un seul mot d'ordre : jouer....

Nous avons aussi ramassé quelques "bides" encore bien présents

dans nos mémoires, provoquant de vives discussions avec les

trésoriers/payeurs. Les plus notoires furent ceux de Jouy s/morin et

Saint-Dizier. A Jouy notre coopération à la rénovation de la salle, peinture,

déco, tout cela le soir en semaine, n'a pas été payante.  

Un orchestre réputé jouait le même soir à Coulommiers. On aurait dû

en tenir compte...Péché d'orgueil !?  Peut-être vexés mais aussi fort demandés

par ailleurs, nous n'y sommes jamais retournés malgré les appels

renouvelés du propriétaire du café.

 

Coté pratique, les véhicules servant au transport du matériel

(une 203 commerciale puis un combi VW) malgré leurs kms, ne nous avaient

pas, pour l'instant, crée de soucis. On dit par ailleurs que "le fric" ou

 "les filles" sont souvent la source de conflits dans les orchestres.

Ce ne fut pas le cas pour cette période. Pourtant, mais pour d'autres raisons,

le groupe n'allait pas tarder à connaitre quelques turbulences...

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