LES SWEETERS
Groupe de Variétés-Rock dans le Sud-Marnais
dans les années 60.
Son histoire, les 20 ans de Mai 1987 au Prétoire
Les 40 ans de Mai 2007 à la Salle des Sports
La soirée du 11 Octobre 2008 dans le nouveau Prétoire
La soirée du 3 Octobre 2009 à Esternay
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Mai 1967 Mai 2007
Juillet 1967. Première et brève prestation à la fête du Faubourg Gohier,
puis plusieurs matinées à "la Femme sans Tête" et au café de Villevenard.
Ah ! Villevenard ! Nous qui venions souvent voir l'orchestre de
Bernard Volanthen ou celui des frères Toniolo, connaissions enfin le plaisir
et la fierté de jouer dans cette salle si fréquentée à l'époque et qui
en définitive nous a servi de tremplin.
Coté matos, un ampli pour trois emprunté à B.Laurent et des guitares
bas de gamme, mais la foi, la passion... Il a bien fallu investir.
Direction Troyes, pour 3 guitares et 3 amplis (Fender rien que cela,
les connaisseurs comprendront). Une vraie sono s'imposait également.
Le groupe prit d'un seul coup une autre allure.
Chaque samedi du mois d'Août 67, avec le concours de "l'Union des
jeunes Sézannais" et l'aide de Jean-Pierre Gobillard (merci JP),
des soirées dansantes furent organisées au Prétoire. Faux plafond,
scène basse calée dans un coin de la salle, lumière tamisée, un décor
inhabituel un peu "boîte".
Notre champ d'action s'étendait, de Saint-Dizier à la région de Provins
et de Montmirail à Romilly s/seine en passant par le café de l'Union
à Esternay le dimanche après-midi. En Août 1968, re-Prétoire.
Même déco, même disposition : chaude ambiance à l'intérieur
mais aussi à l'extérieur...Des accrochages entre quelques énergumènes
émêchés et la gendarmerie, une estafette renversée, des bacs à fleurs
saccagés, eurent pour conséquence, sur ordre de la mairie, l'arrêt de
nos petites soirées. (bof)
La vie d'un orchestre s'étoffe forcément d'anecdotes voire d'incidents.
En cas de bagarre dans la salle, un seul mot d'ordre : jouer....
Nous avons aussi ramassé quelques "bides" encore bien présents
dans nos mémoires, provoquant de vives discussions avec les
trésoriers/payeurs. Les plus notoires furent ceux de Jouy s/morin et
Saint-Dizier. A Jouy notre coopération à la rénovation de la salle, peinture,
déco, tout cela le soir en semaine, n'a pas été payante.
Un orchestre réputé jouait le même soir à Coulommiers. On aurait dû
en tenir compte...Péché d'orgueil !? Peut-être vexés mais aussi fort demandés
par ailleurs, nous n'y sommes jamais retournés malgré les appels
renouvelés du propriétaire du café.
Coté pratique, les véhicules servant au transport du matériel
(une 203 commerciale puis un combi VW) malgré leurs kms, ne nous avaient
pas, pour l'instant, crée de soucis. On dit par ailleurs que "le fric" ou
"les filles" sont souvent la source de conflits dans les orchestres.
Ce ne fut pas le cas pour cette période. Pourtant, mais pour d'autres raisons,
le groupe n'allait pas tarder à connaitre quelques turbulences...
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